Je me suis donc amusé à publier quelques vidéos, photos et autres textes qui me tienne à coeur et qui vous permettrons d'en apprendre un peu plus sur moi, ma personnalité, mes délires mais aussi mes courants philosophique ou spirituel...
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Je me suis donc amusé à publier quelques vidéos, photos et autres textes qui me tienne à coeur et qui vous permettrons d'en apprendre un peu plus sur moi, ma personnalité, mes délires mais aussi mes courants philosophique ou spirituel...
J’éteins la télévision de ma chambre, sort la cassette de nos « exploits » du magnétoscope, m’allonge sur la couette noire orné de lettres chinoises et ferme les yeux avec un sourire béa. Je repense à cette journée de ce samedi 30 octobre 2004. Je me revois presque courir vers mes amis sur la passerelle, les bras et la tête mouillé encore tout excité de ce que je venais d’effectuer. Une tape amicale main contre main envers mes potes et je lève fièrement la tête en jugeant de notre prouesse collective et personnelle à la fois. Nous sommes que 4 en bas sur les 5 engagés sur la passerelle 30 min plus tôt. A dire vrai, à ce moment là on pense à soi avant de penser aux autres. On a encore le cœur qui bas plus qu’à la normale, on ressent encore son esprit pris entre deux feux ; celui de se voir mourir et celui de se voir vivre. La mort mêlée à la vie. Deux entités ne faisant plus qu’une l’espace d’un très court moment. Heureusement la vie prenant le dessus sur la mort, notre esprit renais de son doute éphémère pour revoir voler en éclats mille sensations confondues: Le doute, la peur, la haine, le vertige, l’incertitude, l’appréhension, l’anxiété puis la curiosité, l’intérêt suivi aussitôt de l’envie, le désir, l’attrait, l’appétit ensuite l’exaltation, la frénésie, l’extase mélangé de peur, de mort en font un cocktail détonnant d’adrénaline. Après surgis le plaisir, la joie, l’allégresse, la satisfaction, enfin le soulagement, le bien-être, le bonheur, la félicité. Puis plus tard renaîtrons avec le souvenir toutes ses sensations identiques à cette première fois.
Pour l’heure en tout cas, c’est ce qui se passe pour moi allongé sur mon lit. Fierté et plaisir se mélangent à nouveau. Quelle enivrante sensation que de se sentir à nouveau en haut de ce viaduc, d’une hauteur de 61 mètres. A en oublier presque qu’un élastique à nos pieds annihilerait ( ?) Toute cette angoisse et cette peur du saut dans le vide. Mais tout de même ce n’est pas « humain » de sauter de son plein grès dans le vide. Notre conscience nous l’interdit de part la nature même de la conséquence. Qu’elle bravoure de ceux qui se défenestre. Enfin cela étant le respect que je leur dois, je n’acquiesce pas leur geste. Même si je peux comprendre la motivation de leur finalité, la vie ne le mérite pas. Mais là maintenant je donnerais beaucoup pour pouvoir re-goûter à cette ivresse inhumaine qu’est le saut à l’élastique. Promis l’an prochain, on y retourne...